L’envers de la médaille
Vendredi, jour 15 des Jeux.
La Canada compte 16 médailles.
Je me dirige vers le Excel Center où deux athlètes du Québec, deux protégés du réputé entraîneur Alain Bernier, entrent en action dans le but de donner le meilleur d’eux-mêmes. Dans un cas précis, celui de Karine Sergerie, il est possible de repartir de la Grande-Bretagne avec une médaille au cou et peut-être bien la médaille d’or.
Sébastien Michaud embarque sur le tatami à 11h45 mais perd son combat par 8-4. Dommage pour lui, mais comme il était classé 6e sur 16 dans le tableau olympique, on s’attendait moins à une médaille. Cela ne l’empêche pas d’être déçu. Normal… qui ne le serait pas? Il sait qu’il a été battu de vitesse pas un Arménien qui l’a déjoué avec deux coups à la tête pour prendre les devants 6-0. Avec un tel retard en taekwondo, la stratégie change en cours de combat et Michaud a dû ouvrir la machine, donc ouvrir la porte, et bien qu’il ait marqué 4 points, ce ne fut pas suffisant.
Pour Karine Sergerie, qui est de la Rive-Sud de Montréal, le scénario est différent. Elle est 2e favorite de l’épreuve et son premier combat l’oppose à la championne junior en titre. Sergerie se sauve avec une victoire à bas pointage par 1-0, alors que le combat précédant chez les filles s’est terminé par 15-11. Pour moi qui cherche à saisir les rudiments de ce sport de combat, avouez que c’est un peu difficile à comprendre. 15-11, puis 1-0. Pas grave, l’important c’est que Sergerie avance en quarts de finale.
À ce moment, elle est confrontée à une Slovène de 5 pieds 11 pouces. Vous êtes curieux de connaître son nom? OK, pas de problème : Franka Anic… oui, Anic, c’est le nom de famille! Quand 204 pays se retrouvent aux Jeux olympiques, ça peut arriver que des prénoms de certains pays ressemblent à des noms de familles d’autres.
Sergerie fait 5 pieds 5 pouces, elle concède donc 6 pouces à sa rivale. Dans un combat où la Québécoise a tiré de l’arrière pendant la majorité des six minutes, elle s’incline finalement par 10-5.
Après ce combat, Sergerie, visiblement décontenancée à l’idée d’expliquer son revers, devient émotive devant les représentants des médias. Les larmes font apparition sur son visage quand elle aborde le sujet de son parcours. Les deux premières années après Bejiing se sont bien passées. Mais les deux dernières ont été plus pénibles : »J’ai eu des problèmes de santé et j’ai dû manquer souvent l’entraînement ». En anglais, quelques minutes plus tard, elle a dit : »I have a life challenge ». OK, mais quel est-il?. Pas de détails. Angoisse, blessure, problèmes personnels, les spéculations sont permises mais à la fois très risquées.
Pour moi, Karine Sergerie était un véritable espoir de médaille pour les Jeux de Londres. On ne peut jamais garantir de médaille aux JO, mais disons que pour moi, Karine représentait un top 5, parmi les athlètes canadiens. Chaque fois que je la voyais, je la croyais invincible. Mais j’avais oublié un élément important dans mon analyse : l’aspect humain. Karine a vécu des moments difficiles au cours des deux dernières années et ça je ne la savais pas. Je croyais que Karine Sergerie était un robot. Mais comme elle est humaine, elle avait le droit de perdre en quarts de finale.
Si elle était un robot, elle serait la vedette d’un jeu vidéo. Elle ne serait pas à Londres, car seulement les humains sont admis aux Jeux olympiques. Et c’est parfait ainsi, car ça nous permet de vivre des histoires fascinantes, certaines heureuses et d’autres tristes.
À demain!
Dan
Domination royale
Jeudi soir, j’étais assis dans le stade pour la finale de l’épreuve du 200 mètres hommes.
On se demandait bien si Usain Bolt allait réussir le doublé après avoir triomphé au 100m dimanche soir dernier. Aux essais olympiques en Jamaïque, Yohan Blake l’avait vaincu au 100m et au 200m. Une belle ambiance régnait dans le stade car tout juste avant le 200m, le Kenyan David Rudisha a brisé le record du monde sur 800m.
On était donc prêts pour la deuxième course la plus suivie aux Jeux d’été, après celle du 100m.
Au départ, Bolt explose. La foule explose à son tour. On veut que Bolt gagne mais on ne décide de rien. On a un favori, c’est clair. 19 secondes 32 centièmes plus tard, le grand Jamaïcain franchit le fil comme si de rien n’était. Comme s’il venait de faire une séance d’entraînement en vue des Jeux de Londres. Comme s’il venait de courir la ronde préliminaire ou encore la demi-finale. Comme si on avait demandé à un adulte de courir avec des ados.
Et non, il vient de devancer les 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e et 8e hommes les plus vite sur Terre sur cette distance. Et comme par magie, juste pour ajouter au plaisir de l’après course, les 2e et 3e sont aussi des gars de son pays, soit Blake et Warren Weir.
Toujours bien assis dans les gradins section 112, je suis un des 80 000 témoins qui est sans mot. Je n’ai pas le goût d’essayer de comprendre pourquoi il est si rapide. Je n’ai surtout pas le goût de douter de lui. Je le crois sincère. Mon plaisir olympique serait gâché si j’apprenais que le surdoué qui m’a fait vibrer à Londres était dopé. Pour moi, il serait un tricheur et dans le sport, je carbure aux performances, pas aux tricheries. Fin de la paranoïa, elle aura duré 10 secondes, environ le même temps que Bolt court le 100m.
Non, tout est beau. Il est un surdoué de la course comme il y en a au soccer, au plongeon, au vélo, à la natation et même au lancer du javelot. J’apprécie la moment présent.
À ma sortie du stade, je me demande bien qui aura été le roi des Jeux de Londres. Je pense à Bolt, mais aussi à Phelps. Et savez-vous quoi? Ce n’est pas grave si je n’arrive pas à trancher. Au pire, il y aura deux rois!
À demain!
Dan
Tout dépend des attentes
Après quelques jours de disette canadienne au niveau des médailles, je suis convaincu que cette fois je vais assister à un podium de mon pays.
Mercredi matin, 7h30, je me présente à Russel Square pour prendre le bus qui transporte les gens des médias vers Eton Dorney, une banlieue de Londres, perdu dans le champ, avec évidemment un cours d’eau pour présenter l’aviron, le canot et le kayak. En arrivant sur les lieux, 75 minutes plus tard, j’ai la conviction que mes collègues de la Slovaquie, de la France, de la Norvège, de l’Espagne et de l’Australie entre autres seront témoins d’au moins une médaille canadienne, soit celle de l’Ontarien Adam Van Koeverden. Reste à savoir la couleur.
Médaillé d’or au 500 mètres et de bronze au 1000m à Athènes en 2004, il a eu l’honneur de porter le drapeau canadien aux Jeux de Bejiing en 2008. Il a alors terminé 2e au 500m mais 8e au 1000m. Depuis 4 ans, il a du rebâtir sa confiance en se concentrant exclusivement sur le 1000m, car la fédération internationale a mis fin aux épreuves de 500m. Depuis 4 ans, quand il pense au 8 août 2012, son cerveau lui rappelle la souffrance vécue en 2008 en Chine. Mais sa progression va bien, il gagne les championnats du monde de 2011 et figure au premier rang du circuit de la coupe du monde en 1000m avant cette fameuse course olympique du 8 août 2012 en banlieue de Londres.
Le kayakiste ontarien de 30 ans se présente en finale à 9h38, fort du meilleur résultat des qualifications. Il amorce sa course en champion, comme un gars déterminé à gagner l’or et qui du coup pourrait commencer à se faire parler de son brio de Londres et non de ses déboires de Bejiing. Il domine ses 7 rivaux après 250m, 500m et 750m. Mais comme dans un mauvais rêve, un Norvégien, nommé Eirik Larsen, réussità le devancer par sept dixièmes de seconde.
On connaît maintenant la couleur de la médaille de Van Koeverden.
Il voulait tellement gagner l’or qu’il a dit à sa mère après la course »wrong color mom ». Et elle a répondu comme seule une mère peut réconforter son fils »I don’t care. I’m proud of you. »
C’est une 4e médaille Olympique ; c’est 4 de plus que moi!
Mais le gars est déçu.
Pour la 3e fois de sa vie aux Jeux olympiques, il manque son coup en tentant de devenir l’homme le plus rapide au monde sur 1000m en kayak. Comment expliquer? Impossible. Comment se satisfaire de l’argent quand on domine le circuit de la coupe du monde depuis 2 ans? Impossible. Comment se reprendre dans une autre épreuve, ici à Londres? Impossible. Comment se coucher sans se rappeler de cette fameuse 2e place? Impossible. Comment peser sur un bouton et devancer les Jeux de 2016, en les présentant la semaine prochaine? Impossible.
Reste à savoir s’il sera sur la ligne de départ en 2016. Impossible de savoir.
Un gars heureux
Dans la même demie-heure, j’ai vu un gars terminer 3e lors du C1 1000m et, pour lui, c’est comme s’il venait de gagner l’or. Mark Oldershaw, le 3e de la génération à se qualifier pour les JO, après son grand-père, en 1948, 1952 et 1956 et son père en 1984. Mais le premier à gagner une médaille. Il était tellement fier. Tellement rafraîchissant de le voir. J’avais le goût de devenir son ami.
Seras-tu à Rio en 2016? lui ai-je demandé à la fin de la période de question d’après-course. »For sure » m’a-t-il répondu.
Voilà une tradition familiale et autre belle histoire des Jeux!
À demain!
Dan
Le dépassement de soi
Au total, pas moins de 10 490 athlètes ont réussi à se qualifier pour les Jeux de Londres. Aujourd’hui, j’ai vu à l’oeuvre 55 hommes parmi les plus en forme de ce groupe. Encore une première pour moi, cette fois j’ai découvert le triathlon, et pas n’importe lequel : le triathlon olympique. En voyant ces machines à l’oeuvre, j’ai eu une pensée pour Pierre Lavoie, lui même un triathlète, qui incite les jeunes Québécois à bouger, avec entre autres le Grand Défi Pierre Lavoie. Le slogan des Jeux est »inspire a generation ». Si on regarde les triathlètes, on peut dire mission accomplie.
Sur le magnifique site de Hyde Park, un Central Park londonien, par une rare journée ensoleillée, les maniaques de l’entraînement physique devaient parcourir 1500 mètres de nage (30 fois la piscine olympique), 43 km de vélo et terminer avec un 10 km de course à pied. Les frères Alistair et Jonathan Brownlee, âgés de 24 et 22 ans, ont pris le 1er et le 3e rang de cette difficile épreuve, au terme d’une souffrance qui aura duré 1h46 minutes. Imaginez la foule (on a estimé à 200 000) massée le long du parcours qui encourage deux gars du coin. J’étais placé sur la ligne d’arrivée à environ 30 pieds du fil. J’ai donc constaté que le corps humain a été sollicité au maximum. Tellement que les athlètes, une fois arrivés à la ligne, s’effondrent littéralement au sol. Ils sont pris en charge par une équipe médicale aguerrie, qui s’assure de bien encadrer les compétiteurs.
Peu importe leur rang, les gars provenant de différents pays arrivaient fiers. Fiers d’avoir réussi. Le dépassement de soi venait de prendre tout son sens pour moi, assis confortablement à la 3e rangée de la tribune de presse. J’adore les Jeux pour le sport pur et simple. Aujourd’hui, j’ai eu une véritable démonstration de l’endurance physique par de purs athlètes amateurs.
Lors de cette épreuve, le Canada a vécu une déception voyant son meilleur ambassadeur, Simon Whitfield, contraint à l’abandon lors du 43 km de Vélo, résultat d’une chute. Il peut se retirer du mouvement olympique, à 37 ans, fier de ses deux médailles olympiques de couleur or à Sydney en 2000 et de couleur argent en 2008 à Bejiing. Il avait l’air abattu lors de sa rencontre avec les médias, plusieurs minutes après la course.
Joie et déception
Ce soir au stade, Derek Drouin, un jeune de 22 ans originaire de Sarnia en Ontario, est sorti de nulle part et est reparti du stade avec une médaille de bronze au saut en hauteur. Voilà une autre belle histoire des Jeux.
Je m’en voudrais de ne pas rappeler l’excitant match livré par les filles de soccer, hier soir, en demi-finale face aux puissantes Américaines.
Mais depuis 24 heures, les filles sûrement inconsolables se questionnent à savoir ce qui s’est passé. Voilà un paragraphe de la cruauté sportive. Tu joues un superbe match et tu t’inclines tout de même. Tu peux difficilement laisser l’adversaire revenir trois fois dans un match si important. Bravo à la meilleure joueuse de soccer de notre pays, Christine Sinclair, qui a marqué trois buts dans ce match qui aurait pu devenir historique.
J’ai pensé à Helder Duarte et Samir Ghrib, deux entraîneurs de la région de Québec, qui mettent beaucoup d’énergie et de temps à la réussite du soccer féminin. J’étais déçu pour les filles du Canada, hier soir, mais aussi pour ces deux gars tellement dédiés.
À demain!
Dan
Le roi de l’épreuve reine
Quand même assez rare de se présenter à un événement sportif qui dure moins de 10 secondes.
C’est pourtant ce que j’ai fait, hier, et j’en suis sorti ravi. J’ai l’impression d’avoir vu en direct ce que toute la planète regardait à la télé. Dernier feeling du genre, le Super Bowl en 2009, à Tampa Bay.
Tout un privilège, et savez-vous quoi? J’en suis conscient! Voilà pourquoi j’apprécie tant ma présence aux Jeux. Voilà pourquoi il ne fallait pas que je manque cette occasion. Vu l’attrait pour le 100m masculin, je me suis présenté au stade à 17h30. Pourtant la course était prévue à 21h55. Quatre heures et demi avant de voir ce sprint en personne. Et une chance que j’y suis arrivé tôt, car plusieurs représentants des médias se sont vu refuser l’accès à la tribune de presse en se présentant au stade dans la dernière heure précédant la course.
Bolt, Blake, Gay ou Gatlin ; personne ne pouvait prédire la trifecta au fil d’arrivée! Mais Usain Bolt, le champion en titre de Beijing 2008 (9,69) et également détenteur du record du monde (9,58 s) nous a donné une partie de la réponse lors de la demi-finale. Il a fait 9,87 en ralentissant considérablement à quelque mètres de la ligne d’arrivée. En joke, j’ai dit qu’il avait gagné en terminant la course à reculons.
Aux essais Olympique, en Jamaïque, Yohan Blake avait devancé Bolt aux épreuves de 100 et 200 mètres. Mais le temps venu, le soir où le gagnant de la course devenait du coup le roi du stade, Bolt n’avait pas dans son plan de course de terminer 2e.
Il a établi un record olympique, dans une course où 7 des 8 fusées sur deux jambes auraient pu courir sous la barre des 10 secondes n’eut été d’un claquage subi par le Jamaïcain Asafa Powell à quelques mètres de l’arrivée.
Audio : Vivez le 100 mètres comme je l’ai vécu!
Pendant de longues minutes après la course, je suis resté sur mon siège en appréciant la joie de vivre de Bolt et le spectacle qu’il donnait aux 80 000 spectateurs attentifs. Un athlète hors du commun qui s’improvisait comique, lui qui venait de s’approprier le stade olympique de Londres et qui en profitait pleinement. Qui d’entre nous ne l’aurait pas fait ainsi?
Avant la course attendue, j’ai pu voir à l’oeuvre le Sud-Africain Oscar Pistorius qui participait à la demi-finale du 400 m. Amputé de ses deux jambes à l’âge de 11 mois, il court à l’aide d’une prothèse de carbone. Six fois champion des Jeux paralympique, il a terminé dernier de sa vague lors de la demi-finale. Il a reçu un accueil chaleureux et sincère en franchissant le 400e mètre de sa course. Certes, il avait l’air déçu, mais le résultat n’est pas important. Il venait de livrer un bel exemple de ténacité.
Le baron Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux olympiques modernes, l’a dit: The important thing in the Olympic Games is not winning but taking part. Pistorius vient de le prouver.
À demain!
Dan
Le vrai stade olympique
Ici on l’appelle the Olympic Stadium. Chaque fois que j’y entre, j’ai une pensée pour l’ancienne maison des Expos devenue au fil des ans un cabanon géant.
Un endroit magnifique où les épreuves plus traditionnelles y sont présentées. Lancer du disque, lancer du poids, saut en longueur, triple saut, saut à la perche, course à pied toute distance, et plus tard le lancer du javelot.
Connaissez-vous beaucoup d’amis du secondaire qui se spécialisent dans le lancer du poids? Moi, aucun, ni le disque, ni le javelot. Le seul souvenir que j’ai d’un chum devenu spécialiste du lancer, c’est François, un ancien confrère du secondaire qui lançait ses bâtons de golf, au milieu des années 80. Je suppose qu’il a gagné en maturité et qu’il ne fait plus ça…
Julie Labonté, une Québécoise de Ste-Justine dans Bellechasse (même village où a grandi Alex Tanguay, des Flames de Calgary) a réussi à atteindre le niveau olympique au lancer du poids. Elle fait 6 pieds, pèse près de 200 livres et étudie à l’université de l’Arizona. Elle a 22 ans et débutera sa compétition lundi! Maintenant, vous en connaissez une!
À pleine capacité, la bruyante foule supporte les athlètes qui, pour la plupart (à l’exception des épreuves de relais), pratiquent un sport individuel. Normalement, quand on entre dans un stade de 80 000 places, c’est pour y voir un match de football américain. Mais ici, le gars ou la fille se sent transporté par la foule… C’est sûrement une dose d’adrénaline difficile à saisir pour nous, les non-athlètes.
J’ai noté les pays représentés pour la qualification du 1500M masculin. L’Algérie, l’Ethiopie, le Maroc, la France, le Qatar, le Barhein, les États-Unis, la Russie, le Guinée, la Grande-Bretagne, le Kenya et l’Australie étaient les 12 pays avec un ambassadeur dans cette course. Malheureusement pour moi, pas de Canadien. Voilà des pays plus performants en athlétisme que le nôtre.
Aujourd’hui, je me suis faufilé jusqu’à la troisième rangée des estrades, pas très loin de la ligne d’arrivée du 100M. Je vous garantis que je ne serai pas au même endroit dimanche pour l’épreuve reine des Jeux d’été, la course d’Usain Bolt. Faudrait pas oublier l’autre Jamaïcain, Yohan Blake, qui espère voler la vedette à Bolt.
Clin d’oeil très sympathique des organisateurs, c’est une Mini Cooper (format camion Tonka à l’époque de nos carrés de sable) téléguidée qui sert de camion de livraison des poids, disque et javelot entre leur lieu d’atterrissage et la ligne de départ.
À demain!
Dan
Le Augusta du tennis
Wimbledon est au Tennis ce que Augusta est au golf.
Je suis entré pour la première fois dans ce temple, vendredi, et comme cadeau de bienvenue Juan Martin Del Potro et Roger Federer se sont unis pour m’offrir 4h et demi de tennis fort excitant!
Des services à 208 KM heure, de longs échanges sur le gazon usé, la précision des deux joueurs tant sur le revers que sur le coup droit, bref le Suisse et l’Argentin ont réussi à impressionner le citoyen canadien que je suis. La manche décisive, 19-17, tournant à l’avantage du favori des 15 000 spectateurs présents, soit le Suisse Federer, qui méritera dimanche une première médaille olympique au cours de sa glorieuse carrière.
Il n’y avait que 200 places réservées aux médias et j’ai réussi à m’en trouver une. J’ai dû y rester tout le match de peur de la perdre en cours de match vu la demande tellement forte. A chaque arrêt de jeu, des bénévoles des Jeux s’assuraient de vérifier s’il n’y avait pas un trou pour assoir un retardataire, dans la section 205, située à l’abri du soleil, venu faire son tour au sud de Londres pour ce match important.
Un spectacle pour lequel on aurait pu me demander 300$ et je n’aurais pas demandé le comptoir du remboursement à la sortie.
Comme moment de suspense, je n’ai jamais vu aussi long dans un événement sportif! Mais j’avoue que dans la catégorie excitation soudaine, le but de Sidney Crosby, marqué en prolongation face aux Américains sera difficile à battre sur mon disque dur de mémoire! En sortant de l’aréna, ce dimanche soir de février 2010, je venais d’assister à la victoire d’un pays tout entier.
Une foule connaisseur comme j’ai rarement vu dans laquelle se trouvait le joueur étoile des Lakers, Kobe Bryant. Allez deviner s’il a signé des autographes et accepté de se faire prendre en photo.
Wimbledon présente l’histoire, la classe et le renouveau dans un décor où la brique et les vignes se mélangent parfaitement sur ce complexe qui compte 19 terrains de tournoi, incluant le court central doté d’un toit rétractable depuis quelques années! Pas une mauvaise idée vu les nombreuses journées pluvieuses dans ce pays de la Royauté.
Seule petite déception de mon périple dans ce lieu historique. J’aurais bien voulu déclarer aux douaniers un souvenir de Wimbledon à mon retour au Canada, mais la puissance du CIO étant telle qu’il est interdit de vendre des produits autre que les produits officiels sur les sites de compétition olympique.
Ah, les milliards!!
À demain!
Dan


























